DPE et diagnostics en 2026 à Lyon : calendrier et obligations à anticiper
À Lyon, la base ADEME rassemble 213 018 logements diagnostiqués, dont 5 022 classés G. En 2026, les propriétaires doivent distinguer les restrictions déjà applicables des échéances à préparer pour les logements F et E.

En 2026, le dossier énergétique d’un logement à Lyon doit se lire selon le projet du propriétaire : signer un nouveau bail, poursuivre une location ou préparer une vente. Les faits fournis ne signalent pas de nouvelle échéance d’interdiction propre à cette année, mais plusieurs règles s’appliquent déjà et les prochaines étapes doivent être anticipées. La base ADEME recense 213 018 logements diagnostiqués dans la ville. Ce périmètre permet de décrire leur répartition énergétique, sans le confondre avec l’ensemble du parc lyonnais ni avec le seul parc locatif. Les nombres présentés dans ce dossier correspondent donc exactement aux logements diagnostiqués de chaque classe. Ils ne permettent pas de compter les logements effectivement proposés à la location, occupés par un locataire ou destinés à être vendus.
Location : les échéances de 2025, 2028 et 2034
| Échéance | Étiquette concernée | Logements diagnostiqués à Lyon |
|---|---|---|
| 1er janvier 2025 | G | 5 022 |
| 1er janvier 2028 | F | 9 697 |
| 1er janvier 2034 | E | 32 555 |
Le calendrier locatif distingue les logements G, F et E. Pour les G, l’interdiction de location pour tout nouveau bail est applicable depuis le 1er janvier 2025. En 2026, il ne s’agit donc plus d’une échéance future. Les logements F ont pour échéance le 1er janvier 2028, tandis que les E sont concernés au 1er janvier 2034. À chaque étape, les effectifs ci-dessous indiquent le nombre exact de logements de la classe correspondante dans les données fournies pour Lyon. Ils décrivent une répartition énergétique, pas un décompte certain de baux empêchés. En particulier, la source ne précise pas combien de ces biens sont loués. Pour un propriétaire, la première vérification consiste à identifier la classe de son propre logement plutôt qu’à déduire sa situation d’une tendance locale.
- Depuis le 1er janvier 2025 : les logements G sont interdits à la location pour tout nouveau bail. La base ADEME fournie en dénombre exactement 5 022 à Lyon. Cette échéance est déjà passée en 2026.
- Au 1er janvier 2028 : l’interdiction concerne les logements F, soit exactement 9 697 logements diagnostiqués dans les données lyonnaises. Cet effectif correspond à la classe F, et non à un cumul avec les G.
- Au 1er janvier 2034 : l’interdiction concerne les logements E, soit exactement 32 555 logements diagnostiqués. Ce nombre décrit la classe E dans la base fournie, sans préjuger de son évolution avant cette échéance.
213 018 logements diagnostiqués : comprendre le profil lyonnais
La répartition ADEME permet de replacer les classes concernées par les interdictions dans un ensemble plus large. Outre les G, F et E, Lyon compte 69 014 logements diagnostiqués D, 89 075 C, 7 299 B et 356 A. La consommation médiane est de 194 kWh/m²/an. Cette médiane est un repère collectif : elle ne décrit pas automatiquement la consommation d’un bien particulier. Le bâti d’avant 1948 représente par ailleurs 36,8 % des diagnostics de la ville. Cette part apporte un contexte sur l’ancienneté des bâtiments diagnostiqués, sans permettre d’attribuer une classe énergétique à un logement sur le seul critère de son âge. Pour décider d’une démarche, le propriétaire doit donc partir du DPE de son bien. Les statistiques locales éclairent le contexte, mais elles ne remplacent pas les informations propres au logement.
Vente : l’audit énergétique pour les biens F ou G visés
Selon les faits fournis, l’audit énergétique réglementaire est exigé avant la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé F ou G. Cette obligation associe donc une opération, la vente, une catégorie de bien et une classe énergétique. Elle ne doit pas être confondue avec l’interdiction locative ni avec le gel du loyer. À Lyon, les 9 697 logements F et les 5 022 logements G recensés ne constituent pas, à eux seuls, un décompte des audits obligatoires : la source ne précise ni leur mode de propriété, ni leur type, ni leur mise en vente. Un vendeur doit vérifier si son projet entre dans le cas décrit. Les informations disponibles ne détaillent pas le contenu réglementaire de l’audit ; elles établissent son exigence avant la vente des biens concernés.
Loyers F et G : un gel distinct du DPE valable 10 ans
Le loyer d’un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté. Cette règle concerne donc les F avant même leur échéance d’interdiction de location du 1er janvier 2028. Il faut distinguer la possibilité de louer, la possibilité d’augmenter le loyer et la validité du document énergétique. Un DPE est valable 10 ans selon les faits fournis. Cette durée ne signifie pas qu’un logement peut être loué pendant toute cette période indépendamment de sa classe : la validité du diagnostic et les restrictions locatives répondent à des questions différentes. Pour un propriétaire lyonnais, relire le classement et vérifier la date du DPE sont ainsi deux démarches complémentaires. La source ne donnant pas la date des diagnostics individuels, elle ne permet pas d’affirmer lesquels arrivent à expiration en 2026.
En 2026, organiser ses vérifications selon son projet
Cette année, l’anticipation doit partir de la situation réelle du bien, et non d’une obligation nouvelle supposée. Un propriétaire d’un logement G doit tenir compte de l’interdiction applicable aux nouveaux baux depuis 2025. Pour un logement F, l’échéance de 2028 doit être intégrée à la réflexion sur la poursuite du projet locatif, avec un loyer déjà gelé. Pour un logement E, le repère fourni est 2034. En cas de vente, la question de l’audit doit être examinée séparément pour les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété F ou G. Les données disponibles ne permettent ni de prescrire des travaux précis, ni de garantir une classe après rénovation. Elles permettent en revanche de hiérarchiser les vérifications documentaires et de distinguer clairement ce qui s’applique déjà de ce qui est à venir.
- Retrouver le DPE du logement, relever sa classe et sa date, puis vérifier sa validité au regard de la durée de 10 ans. Ne pas prendre une statistique lyonnaise pour le résultat individuel du bien.
- Avant un nouveau bail, confronter la classe au calendrier : G depuis 2025, F en 2028 et E en 2034. Les effectifs ADEME ne renseignent pas la situation locative de chaque logement.
- Pour un logement F ou G déjà loué, intégrer l’impossibilité d’augmenter le loyer. Pour une vente relevant du cas fourni, vérifier l’exigence d’audit énergétique avant de la préparer.
Questions fréquentes
Combien de logements sont concernés par l’échéance de 2028 à Lyon ?
La base fournie compte exactement 9 697 logements classés F, classe concernée par l’interdiction au 1er janvier 2028. Ce chiffre porte sur les logements diagnostiqués F. Il ne permet pas de connaître le nombre exact de logements effectivement loués ou proposés à la location à cette date, ni leur classement futur.
Un DPE encore valable permet-il de louer un logement G en 2026 ?
La validité de 10 ans du DPE ne neutralise pas la restriction liée au classement. Selon les faits fournis, un logement G est interdit à la location pour tout nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Il faut donc examiner séparément la validité du document et la classe énergétique du logement.
L’audit énergétique est-il obligatoire pour chaque logement F ou G à Lyon ?
L’obligation fournie vise la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé F ou G. Les 9 697 F et 5 022 G recensés ne permettent pas de chiffrer les audits exigibles, faute d’informations sur les types de biens et les ventes. Le gel du loyer des F et G est une règle distincte.